Le Congo Brazzaville enregistre la croissance économique la plus élevée d’Afrique Centrale en 2009

Ce résultat a été annoncé au terme de la réunion du Comité national monétaire et financier du pays le 12 octobre 2009 à Brazzaville. Ce comité a également abordé les problèmes de la dette publique du Congo et des relations du pays avec principaux organismes internationaux partenaires. Une économie soutenue par le secteur pétrolier
Malgré l’environnement financier international défavorable en 2009, les prévisions de croissance de l'économie congolaise demeurent optimistes en raison de la bonne tenue de la production pétrolière du pays.
Pour le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) présent à la réunion du Comité National monétaire et financier, M. Philippe Andzembé, le Congo aurait enregistré un taux de croissance autour de 10% s’il n’y avait pas eu la crise économique internationale. Mais, avec un taux de croissance de 6%, le Congo Brazzaville “a la croissance la plus élevée de la zone CEMAC parce que les autres pays de la zone sont autour de 2 à 3% de croissance en moyenne” sur la même période.
Le comité a également estimé que les tensions inflationnistes devraient baisser tout en demeurant à un niveau encore élevé avec un taux projeté à 4,0 % en 2009, compte tenu de la rigidité à la baisse des prix domestiques induite par l'inflation des produits importés et la récurrence des dysfonctionnements de la chaîne de transport, notamment ferroviaire.
Le Congo est sur la voie d’atteindre le point d’achèvement de l’Initiative des PPTE
Par ailleurs, le comité a été informé de la poursuite de l'exécution du programme économique et financier à moyen terme conclu par le Congo avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (RFPC).
A l’occasion de leur dernière visite, le Fonds Monétaire international (FMI) et de la Banque Mondiale ont salué les performances du Congo en matière de bonne gouvernance et de gestion. Les progrès enregistrés par le pays laisse penser qu’il ne reste que quelques éléments pour arriver au point d’achèvement de l’Initiative pays pauvres très endettés (PPTE) qui permettra de résoudre le problème de la dette congolaise.
Evaluée à 2800 milliards de francs CFA, la dette étouffe tout effort de développement. Malgré cet handicap, le Congo a réussi à engager une politique de grands travaux pour moderniser et développer l’économie du pays. La construction du barrage d’Imboulou pour accroître l’offre énergétique, l’agrandissement du port de Pointe-Noire, la construction d’un véritable réseau routier à travers le pays constituent des axes prioritaires de développement qui entraînent toute l’économie du pays.
Par ailleurs, le gouvernement a dégagé des enveloppes budgétaires spéciales pour permettre de recruter des jeunes dans l’enseignement, dans la santé et dans le secteur social. Le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP) ainsi que le Plan National de Transport ont été adoptés par le FMI et la Banque Mondiale. (Afriqueavnir.com)